Patrimoine paysager

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L’anthropisation du paysage

L’apparition d’importantes structures à pierre sèche dans le terroir d’Aragon ne semble pas antérieure au XVIIIe siècle et paraît liée aux campagnes de défrichement et de reconquête de l’espace agricole. L’activité agricole perdant de son importance au profit de l’industrie textile alors en pleine expansion, ces structures n’eurent un « plein usage » que durant une courte période.
Il faudra attendre la fin du XIXe siècle et la disparition progressive des activités textiles pour assister à une reconquête de l’espace agricole avec une extension de la culture viticole. Cette reconquête de l’espace agricole engendre des campagnes d’épierrement, la restauration des structures à pierre sèche existantes et l’édification de nouvelles constructions. L’entretien de ces ensembles sera poursuivi jusqu’à la guerre de 14-18.
Ce paysage a été façonné par l’homme (anthropisé) au cours des siècles. Recueillir l’eau de pluie, épierrer et délimiter les parcelles à l’aide de murets, défricher, mettre en culture les meilleures terres, … autant de nécessités qui ont conduit l’homme à transformer peu à peu le paysage.

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La technique de la pierre sèche

La « pierre sèche » est une technique de construction utilisant un matériau, brut ou très peu retouché, sans aucun liant. Cette technique fait partie de l’architecture vernaculaire (du latin vernaculus : vulgaire, indigène). Ce bâti, principalement à vocation agricole, participe à l’aménagement du territoire.
Dans la région d’Aragon, on rencontre cette architecture dans des zones de défrichement. Avant la mise en culture ou l’utilisation pastorale, les parcelles nouvellement déboisées sont épierrées. Les innombrables « clapas » (tas d’épierrement), les « murs clapas » en sont les visibles témoins. Par la volonté des paysans la pierre devient un élément constitutif de l’infrastructure des exploitations.
La principale caractéristique de cette technique est d’utiliser un matériau nécessitant peu de mise en œuvre. La pierre est présente sur place ou ne demande qu’une extraction simple, réalisable avec un outillage rudimentaire. A peine retouchée, à l’aide d’un marteau « têtu », elle est triée, positionnée, pour occuper sa « juste » place dans l’ouvrage. Robuste bien que demandant un entretien régulier, cette architecture atteint des sommets techniques et certaines « cabanes » de notre région sont de véritables chefs-d’œuvre.

Ce qu’il en reste aujourd’hui dans le paysage aragonais

Des cabanes

SONY DSCLe terme de Capitelle, en provenance des Cévennes, est relativement récent. On parlait de « Cabanes », « Kabanot » en occitan.

Des murets

SONY DSCServant généralement à délimiter les parcelles

Des enclos

Permettant d’enfermer le troupeau pour la nuit

Des aiguiers

Pour canaliser l’eau de pluie

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